DIET FRANCE vous présente un article de l’Organisation Mondiale de la Santé publié en 2014 pour la Journée mondiale du cœur : « Réduire le sel sauve des vies ».
L’OMS alertait déjà sur la consommation trop élevée de sel : en moyenne 10 g de sel par jour dans le monde, soit le double de la limite recommandée (< 5 g, une cuillère à café).
Un excès de sel provoque l’hypertension artérielle, principal facteur de maladies du cœur et d’AVC.
L’article appelait à réduire de 30 % les apports en sel d’ici 2025, via des réglementations sur les produits industriels, un meilleur étiquetage et des habitudes simples : privilégier la cuisine maison, limiter les plats préparés, éviter la salière sur la table.
En 2026, on sait que cet objectif n’a pas été atteint : la consommation reste élevée (10-11 g/jour), seuls quelques pays ont agi efficacement. Il reste un énorme travail à faire pour accélérer la réduction des apports en sel et protéger le cœur de millions de personnes. Réduire le sel n’est pas une option, c’est une urgence vitale. Chaque gramme en moins peut sauver une vie.
Pour en savoir plus :
https://www.who.int/fr/news/item/25-09-2014-world-heart-day-2014-salt-reduction-saves-lives
Rachel Kénio, diététicienne nutritionniste du réseau national de diététiciens DIET FRANCE
Diet’France vous présente un article de référence proposé par le Réseau NACRe, consacré au rôle des fibres alimentaires dans la prévention des cancers.
Cette synthèse fait le point sur l’état actuel des connaissances scientifiques concernant les liens entre consommation de fibres et risque de cancer, en particulier les cancers colorectaux. Les données issues d’études épidémiologiques de grande ampleur montrent de façon cohérente qu’une alimentation riche en fibres est associée à une diminution du risque de cancer colorectal. Plus les apports en fibres sont élevés, plus le risque diminue, avec un effet dose-dépendant bien documenté.
Les fibres alimentaires agissent par plusieurs mécanismes complémentaires. Elles augmentent le volume des selles et accélèrent le transit intestinal, réduisant ainsi le temps de contact entre la muqueuse digestive et les substances potentiellement cancérogènes. Elles jouent également un rôle clé dans l’équilibre du microbiote intestinal : leur fermentation produit des acides gras à chaîne courte, comme le butyrate, reconnus pour leurs effets protecteurs sur la muqueuse colique et leurs propriétés anti-inflammatoires.
L’article rappelle cependant une réalité préoccupante : en France, les apports en fibres restent largement insuffisants par rapport aux recommandations. La majorité de la population consomme moins de 20 g de fibres par jour, alors que les repères nutritionnels se situent autour de 25 à 30 g quotidiens. Cette insuffisance concerne l’ensemble des tranches d’âge et reflète une alimentation encore trop pauvre en légumes, fruits, légumineuses et céréales complètes.
Le Réseau NACRe insiste sur le fait que la prévention nutritionnelle ne repose pas sur un aliment isolé, mais sur des habitudes alimentaires globales. Les fibres s’inscrivent dans un mode alimentaire protecteur, souvent associé à une consommation plus élevée d’aliments végétaux et à une moindre part de produits ultra-transformés. Elles participent ainsi à une stratégie de prévention primaire accessible, durable et bénéfique bien au-delà du seul risque de cancer.
Cet article rappelle enfin un message essentiel en santé publique : promouvoir une alimentation riche en fibres, c’est agir à la fois sur la prévention des cancers, la santé digestive, métabolique et cardiovasculaire. Une approche simple en apparence, mais encore largement sous-estimée dans ses enjeux collectifs.00000000
Adeline LORIOU, diététicienne du réseau Diet’France
Pour en savoir plus
Réseau NACRe – Fibres alimentaires et cancer
https://www.reseaunacre.eu/prevention-primaire/facteurs-nutritionnels/fibres-alimentaires-et-cancer
2.15.1.0
Préparer soi-même son déjeuner le plus souvent possible est une excellente façon de maîtriser son apport en sel, car les plats du commerce en contiennent souvent beaucoup trop.
La bonne idée : je cuisine en plus grande quantité au dîner et je garde les restes pour le lendemain midi. Grâce aux herbes aromatiques fraîches ou séchées (persil, thym, romarin…), aux baies ou épices (poivre, curcuma, paprika…) que j’ai préalablement intégrées à mon plat, les saveurs sont naturellement rehaussées.
Le bon réflexe : à table, je goûte toujours avant d’ajouter du sel car bien souvent, ce n’est même pas nécessaire.
Le bon geste : si j’en ressens le besoin, je verse d’abord un peu de sel dans ma main pour parsemer mon assiette avec juste ce qu’il faut.
Et si je manque de temps, pas de panique : je compare rapidement les étiquettes des plats tout prêts pour repérer une version moins salée, comme le fait Julia quand elle n’a pas pu s’organiser la veille : « Ça me permet de rester vigilante sans me mettre la pression ! »
Rachel Kénio, diététicienne nutritionniste du réseau national de diététiciens DIET FRANCE
DIET FRANCE vous propose cette recette de poulet tandoori sans ajout de sel pour manger savoureux tout en limitant nos apports sodiques.
Grâce à sa marinade au yaourt et aux épices (mélange tandoori sans sel, coriandre, cumin, gingembre, piment doux…), le poulet devient tendre et riche en goût sans avoir besoin de sel.
Le jus de citron apporte une petite touche d’acidité qui réveille les papilles. Le plat reste doux, pas trop piquant (mais vous pouvez toujours augmenter la quantité d’épices si vous le souhaitez bien sûr) et offre une saveur différente à nos repas du quotidien.
C’est une preuve simple et gourmande que réduire le sel ne veut pas dire manger fade !
Poulet tandoori sans ajout de sel
(Pour 4 personnes)
Préparation : 10-15 min (prévoir au moins 3h pour garder la marinade au réfrigérateur)
Cuisson : 20 min
Ingrédients
• 4 blancs de poulet coupés en cubes ou lanières (2 à 3 cm)
• 150 g de yaourt nature
• 2 cuil. à soupe d’épices tandoori sans sel
• 1 cuil. à café de coriandre moulue
• 1 cuil. à café de paprika
• 1 cuil. à café de cumin moulu
• 1 cuil. à café de gingembre frais râpé finement
• ½ cuil. à café de piment doux en poudre
• 3 cuil. à soupe de jus de citron frais
• 3 gousses d’ail écrasées
• 3 cuil. à soupe d’huile d’olive
Préparation
1. Dans un grand bol, versez le yaourt, le jus de citron, l’huile d’olive, toutes les épices
(mélange tandoori, coriandre, paprika, cumin, piment doux), l’ail écrasé et le
gingembre râpé. Mélangez énergiquement jusqu’à obtenir une marinade lisse et
bien parfumée.
2. Ajoutez les morceaux de poulet dans le bol. Remuez bien pour que chaque pièce
soit complètement recouverte. Couvrez et placez au réfrigérateur au moins 3
heures (ou toute la nuit pour un maximum de saveurs).
3. Préchauffez votre four à 200 °C (chaleur tournante de préférence). Tapissez une
plaque de papier cuisson ou huilez légèrement un plat allant au four.
4. Disposez les morceaux de poulet marinés sur la plaque en les espaçant un peu
(gardez la marinade restante dans le bol). Enfournez pour 20 minutes, en
retournant les morceaux à mi-cuisson pour une coloration uniforme. Le poulet doit
être bien doré et cuit à cœur (vérifiez avec la pointe d’un couteau : jus clair).
5. Pendant ce temps, versez la marinade restante dans une petite casserole.
Chauffez à feu doux 3-4 minutes en remuant, sans faire bouillir, pour obtenir une
sauce onctueuse et parfumée.
6. Sortez le poulet du four, nappez-le de la sauce chaude (ou servez-la à côté), et
laissez reposer 2 minutes avant de déguster.
Servez avec du riz basmati et des légumes rôtis. C’est tendre, parfumé, avec une belle
croûte épicée grâce au four – et zéro sel ajouté !
Rachel Kénio, diététicienne nutritionniste du réseau DIET FRANCE