Journée mondiale contre le cancer

Diet’France vous présente un article de référence proposé par le Réseau NACRe, consacré au rôle des fibres alimentaires dans la prévention des cancers.

Cette synthèse fait le point sur l’état actuel des connaissances scientifiques concernant les liens entre consommation de fibres et risque de cancer, en particulier les cancers colorectaux. Les données issues d’études épidémiologiques de grande ampleur montrent de façon cohérente qu’une alimentation riche en fibres est associée à une diminution du risque de cancer colorectal. Plus les apports en fibres sont élevés, plus le risque diminue, avec un effet dose-dépendant bien documenté.

Les fibres alimentaires agissent par plusieurs mécanismes complémentaires. Elles augmentent le volume des selles et accélèrent le transit intestinal, réduisant ainsi le temps de contact entre la muqueuse digestive et les substances potentiellement cancérogènes. Elles jouent également un rôle clé dans l’équilibre du microbiote intestinal : leur fermentation produit des acides gras à chaîne courte, comme le butyrate, reconnus pour leurs effets protecteurs sur la muqueuse colique et leurs propriétés anti-inflammatoires.

L’article rappelle cependant une réalité préoccupante : en France, les apports en fibres restent largement insuffisants par rapport aux recommandations. La majorité de la population consomme moins de 20 g de fibres par jour, alors que les repères nutritionnels se situent autour de 25 à 30 g quotidiens. Cette insuffisance concerne l’ensemble des tranches d’âge et reflète une alimentation encore trop pauvre en légumes, fruits, légumineuses et céréales complètes.

Le Réseau NACRe insiste sur le fait que la prévention nutritionnelle ne repose pas sur un aliment isolé, mais sur des habitudes alimentaires globales. Les fibres s’inscrivent dans un mode alimentaire protecteur, souvent associé à une consommation plus élevée d’aliments végétaux et à une moindre part de produits ultra-transformés. Elles participent ainsi à une stratégie de prévention primaire accessible, durable et bénéfique bien au-delà du seul risque de cancer.

Cet article rappelle enfin un message essentiel en santé publique : promouvoir une alimentation riche en fibres, c’est agir à la fois sur la prévention des cancers, la santé digestive, métabolique et cardiovasculaire. Une approche simple en apparence, mais encore largement sous-estimée dans ses enjeux collectifs.00000000

Adeline LORIOU, diététicienne du réseau Diet’France

Pour en savoir plus :

Réseau NACRe – Fibres alimentaires et cancer
https://www.reseaunacre.eu/prevention-primaire/facteurs-nutritionnels/fibres-alimentaires-et-cancer

Santé au travail :

Pas besoin de “super-aliments” pour agir en prévention. Les fibres sont déjà présentes dans des aliments simples et accessibles.
Pour en consommer davantage, on peut en ajouter progressivement : une portion de légumes en plus, des légumineuses, ou des féculents complets.
En collation, un fruit, une poignée de fruits secs ou un yaourt avec des flocons d’avoine permettent d’augmenter les apports sans alourdir la journée.

Quand les horaires sont décalés ou que les repas se prennent sur le pouce, anticiper légèrement aide : fruits faciles à transporter, légumes déjà préparés, pain complet ou restes de légumineuses. Fractionner les apports sur la journée est souvent mieux toléré, surtout lors des repas tardifs.

Pour mieux digérer les fibres, il est utile de les augmenter progressivement, de bien s’hydrater et de privilégier des aliments cuits si l’intestin est sensible. Prendre le temps de manger et bien mastiquer contribue aussi à limiter les inconforts digestifs.

Les fibres nourrissent le microbiote intestinal et participent au bon fonctionnement digestif.
En prévention des cancers, ce sont ces ajustements simples, répétés au quotidien, qui ont le plus de sens.

Pour en savoir plus :

Cancer et travail : s’informer, sensibiliser, se reconstruire | Agefiph

Adeline LORIOU, diététicienne du réseau Diet’France

Recette :

Adeline LORIOU, diététicienne du réseau Diet’France, vous propose un potage chaud et enveloppant, associant lentilles blondes, champignons et fromage frais. Les légumes sont doucement revenus, puis mijotés avec les lentilles avant d’être mixés, afin d’obtenir une texture lisse et homogène. L’ajout du fromage frais hors du feu apporte une onctuosité discrète et un goût doux, sans alourdir la préparation.

Dans le cadre de la prévention des cancers, les fibres alimentaires occupent une place centrale. Apportées ici principalement par les lentilles et les champignons, elles participent au bon fonctionnement du transit, au maintien de la diversité du microbiote intestinal et à une meilleure régulation métabolique. De nombreuses données montrent qu’une alimentation naturellement riche en fibres, via les aliments, est associée à une diminution du risque de certains cancers, notamment digestifs.

Sous forme de potage, les fibres sont souvent mieux tolérées sur le plan digestif, en particulier lorsque l’appétit est diminué ou que les contraintes du quotidien, comme les repas pris au travail, limitent le temps ou l’envie de manger. La texture chaude et lisse facilite la consommation et contribue à une sensation de satiété progressive.

Une préparation simple et fonctionnelle, qui illustre concrètement l’intérêt d’intégrer régulièrement des aliments riches en fibres dans l’alimentation, sans complexité ni injonction, en s’adaptant aux réalités de la maladie et du quotidien.

Pour lire la recette

Potage onctueux aux lentilles blondes et champignons | Femina Diet’Ethique

Quiz – Vrai / Faux (10 questions)