Journée de prévention du suicide

Diet’France vous présente un article marquant publié sur le Journal International de Médecine (JIM), s’appuyant sur des données de Santé publique France, qui met en lumière une réalité encore trop peu visible : le risque suicidaire accru chez les conjoints de personnes atteintes de cancer.

Cette analyse rappelle que le diagnostic de cancer ne fragilise pas uniquement la personne malade, mais impacte profondément son entourage proche. Les conjoints, en particulier, se retrouvent exposés à une charge émotionnelle intense, souvent silencieuse : inquiétude permanente, bouleversement du quotidien, fatigue psychique, sentiment d’isolement. L’étude montre que cette vulnérabilité se traduit par une augmentation significative du risque suicidaire, notamment dans les périodes qui suivent l’annonce de la maladie.

Les résultats soulignent aussi que ce risque n’est pas uniforme. Il varie selon le type de cancer, l’âge, le sexe et le contexte social, mais il demeure globalement plus élevé que dans la population générale. Cette donnée interroge directement nos pratiques de prévention : les proches aidants restent encore trop souvent en marge des parcours de soins, alors même qu’ils constituent un pilier essentiel de l’accompagnement.

Cet article invite à changer de regard : prendre soin d’une personne atteinte de cancer, c’est aussi repérer la détresse psychologique de son conjoint, l’écouter, l’orienter et l’accompagner. La prévention passe par l’information, le repérage précoce des signaux d’alerte et l’accès à des ressources adaptées. En France, le 3114, numéro national de prévention du suicide, est accessible 24 h/24, gratuitement et de façon confidentielle, pour les personnes en souffrance comme pour leurs proches.

Ce travail met en évidence une réalité trop souvent invisible : la maladie cancéreuse est une épreuve collective. Reconnaître la vulnérabilité des conjoints, c’est une étape essentielle pour renforcer la prévention, humaniser les parcours de soins et limiter les ruptures psychologiques évitables.

Adeline LORIOU, diététicienne du réseau Diet’France

Pour en savoir plus
Article JIM – Risque suicidaire plus élevé chez les conjoints de patients atteints de cancer
https://www.jim.fr/viewarticle/risque-suicide-%C3%A9lev%C3%A9-chez-conjoints-patients-2024a1000m40

 

Santé au travail :

Le cancer bouleverse les équilibres bien au-delà du suivi médical.
Au travail, la fatigue, l’inquiétude, la charge mentale ou l’isolement peuvent peser, pour la personne malade comme pour le conjoint. Les proches peuvent se retrouver en situation de vulnérabilité psychologique, parfois sans espace pour l’exprimer.

Dans ces contextes, certains comportements peuvent évoluer. L’alcool peut parfois être utilisé comme un moyen de “tenir”, de relâcher la pression ou d’anesthésier l’angoisse. Or, l’alcool est un facteur de risque reconnu, à la fois pour certains cancers et pour la santé mentale. Il peut majorer l’anxiété, perturber le sommeil, accentuer les fluctuations émotionnelles et fragiliser les capacités d’adaptation.

Prendre le temps de demander comment ça va, rester attentif aux changements d’habitudes, pouvoir parler de ce qui pèse sont des leviers importants de prévention.
Identifier une personne ressource, adapter son rythme quand c’est possible, accepter de ne pas tout porter seul participent à protéger l’équilibre psychique.

En France, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide. Il est gratuit, confidentiel et accessible 24h/24, pour toute personne en détresse ou pour un proche inquiet. S’en saisir, c’est déjà agir en prévention.

Adeline LORIOU, diététicienne du réseau Diet’France

Adeline LORIOU, diététicienne sur réseau Diet’France vous propose un dessert simple et profondément réconfortant : une semoule au lait très crémeuse, cuite lentement pour obtenir une texture lisse et fondante, enrichie de raisins secs ajoutés en fin de cuisson pour se réhydrater en douceur. À déguster tiède ou froide, selon les envies et les capacités du moment.

Dans le contexte de la maladie cancéreuse, les périodes de fatigue intense, de perte d’appétit ou de découragement sont fréquentes. L’alimentation ne se limite alors plus à couvrir des besoins nutritionnels : elle peut aussi devenir un appui, un repère, parfois un réconfort. Ce type de préparation douce, facile à manger, peu agressive sur le plan sensoriel, peut aider à maintenir des apports sans pression ni injonction, quand l’énergie physique et psychique est fragilisée.

La semaine dédiée à la prévention du suicide rappelle combien la souffrance psychologique peut être silencieuse, chez les personnes malades comme chez leurs proches. Proposer des repas simples, accessibles, porteurs de chaleur et de continuité du quotidien, participe modestement mais concrètement au maintien du lien, de la présence à soi et aux autres.

Un dessert humble et rassurant, qui trouve sa place dans une approche globale de soin : prendre soin du corps, sans oublier la dimension émotionnelle, et rester attentif aux signaux de vulnérabilité, chez soi comme chez ceux qui nous entourent.

Pour la recette c’est ici

Semoule au lait très crémeuse aux raisins secs | Femina Diet’Ethique

Prévention (Vrai / Faux)