Inflammation, cuivre et cancer

Aujourd’hui, Diet France vous propose de découvrir un communiqué de presse de l’INSERM sur : l’inflammation, cuivre et cancer.

En effet, des chercheurs de l’Institut Curie, du CNRS et de l’INSERM ont identifié une voie biochimique inédite dans laquelle le cuivre joue un rôle clé dans l’activation des gènes liés à l’inflammation et à la progression tumorale.

Le cuivre n’est pas un ennemi de notre corps. C’est un oligo-élément essentiel à la vie, il participe à la production d’énergie, à réparer les tissus, à faire fonctionner le système immunitaire. Mais comme beaucoup de choses en biologie, l’équilibre est fragile. Trop peu cela pose un problème ; trop, ou mal réparti, aussi.

Ces chercheurs français ont mis en lumière un mécanisme subtil : lorsque le cuivre s’accumule dans certaines cellules immunitaires, notamment dans les macrophages, il peut contribuer à renforcer une inflammation persistante. Cette inflammation chronique est un facteur bien connu qui favorise l’apparition et la progression de certains cancers.

Où trouve-t-on le cuivre dans l’alimentation ?

Le cuivre est naturellement présent dans de nombreux aliments du quotidien, notamment :

  • les abats (en particulier le foie),
  • les escargots
  • les fruits de mer (calamar, crabe, homard),
  • les légumineuses (lentilles, pois chiches),
  • les fruits à coque et graines (noix, amandes, graines de sésame),
  • le cacao non sucré, chocolat noir sans sucre.

Ces aliments ne sont pas à éviter. Ils participent à une alimentation diversifiée et couvrent les besoins physiologiques normaux en cuivre.
Le message de la recherche n’est pas nutritionnel au sens simpliste du terme : il ne s’agit pas de supprimer le cuivre, mais de comprendre comment son métabolisme est régulé dans l’organisme, en particulier dans des contextes inflammatoires.

Actuellement, aucun traitement ciblant cette voie n’est disponible en pratique clinique.
Il s’agit d’une piste de recherche prometteuse pour l’avenir, ouvrant la voie à des approches thérapeutiques, centrées sur la régulation de l’inflammation.

Nathalie Genêt diététicienne nutritionniste du réseau national Diet France

 👉  Pour en savoir plus
INSERM – Inflammation et cancer : l’identification du rôle du cuivre ouvre la voie à de nouvelles applications thérapeutiques (2024)
https://presse.inserm.fr/inflammation-et-cancer-lidentification-du-role-du-cuivre-ouvre-la-voie-a-de-nouvelles-applications-therapeutiques/66923

Santé au travail :

Inflammation et stress vont souvent ensemble.

Aujourd’hui, le stress aigu n’est plus causé par le besoin de fuir les prédateurs, mais par la pression, la peur ou la colère. Nous ressentons du stress lorsque nous nous trouvons devant un public, lorsque nous effectuons des tâches difficiles ou lorsque nous sommes confrontés à des situations extrêmes (par exemple le saut à l’élastique, le parachutisme).

Dans de telles occasions, le cerveau envoie un message aux glandes surrénales pour qu’elles libèrent du cortisol, ce qui amène le système immunitaire à :

  1. Augmenter le nombre de phagocytes et de cellules tueuses naturelles.
  2. Activer davantage de cellules tueuses naturelles.
  3. Ralentir la division des cellules immunitaires spécialisées.

Une astuce simple : 2 fois par jour, poser les pieds au sol, relâcher les épaules, respirer lentement 1 minute.

La diminution du stress chronique permet une réduction de signaux inflammatoires persistants. Ce n’est pas spectaculaire, mais biologiquement cohérent.

👉 Pour en savoir plus sur les effets du stress chronique sur la santé à long terme

https://microimmuno.fr/les-effets-du-stress-chronique-sur-la-sante-a-long-terme/

Nathalie Genêt diététicienne nutritionniste du réseau national Diet France

Recette pauvre en cuivre : Soupe à l’oignon gratinée, comté et pain toasté.

Nathalie Genêt diététicienne nutritionniste du réseau national Diet France, vous propose une recette simple, réconfortante, économique et bien plus intéressante qu’elle en a l’air sur le plan nutritionnel : la soupe à l’oignon gratinée, comté et pain toasté.

La soupe à l’oignon repose sur un ingrédient central : l’oignon, un légume riche en composés soufrés et en polyphénols. Ces molécules participent à la modulation de l’inflammation et soutiennent les mécanismes naturels de défense cellulaire.

La cuisson longue adoucit l’oignon, le rend plus digeste et permet la formation de composés aromatiques qui stimulent l’appétit et la digestion, utile quand la fatigue ou le stress coupent l’élan alimentaire.

Résultat : un plat chaud qui soutient la digestion, limite les pics glycémiques grâce au repas complet, et participe à une alimentation cohérente avec la physiologie, sans restriction inutile.

👉 La recette est ici :

 https://www.nathaliegenet-dieteticienne.fr/la-soupe-a-loignon-gratinee-comte-pain-toaste

Vrai ou Faux Santé-Nutrition : cuivre, inflammation et cancer